Programme d’entraînement pour les abdos en tablette I.

A kockahasedzésterv I.

Pour que ton programme abdos soit une réussite, tu dois garder trois choses à l’esprit.

1. Suis le régime. Mais suis-le vraiment, bordel.

2. Suis le régime. Je l’ai peut-être déjà mentionné, mais je préfère l’écrire deux fois plutôt qu’une.

3. Fais ce que je te dis.

Nous reviendrons bientôt sur les deux premiers points. Quant au troisième, c’est justement de cela qu’on va parler maintenant. Et il s’agit du programme d’entraînement du programme abdos.

Le programme abdos est un programme particulier, car parmi tous les programmes LifeTILT documentés et accessibles au public, c’est le premier que j’ai conçu pour pouvoir être réalisé entièrement à la maison, dans le salon.

Pas de salle de sport, pas de clowns qui vous regardent dans la salle, alors qu’on sait bien que personne ne vous regarde, mais je sais qu’il vous faut un prétexte pour ne pas y aller, pour ne pas le faire, pour justifier que les choses se soient passées de telle façon que vous ne puissiez vraiment pas aller à la salle.

Bien sûr, ce n’est absolument pas à cause des champions de l’excuse que j’ai conçu ce programme abdos pour qu’il puisse se faire à la maison : ces gens qui prétendent « ne pas avoir le temps de s’entraîner » trouveront toujours quelque chose qui ne va pas, quelque chose qui les empêchera d’avoir le temps. Il ne sert à rien de leur proposer une autre solution, puisque leur envie de changer d’apparence ne dure que jusqu’au moment où ils doivent bouger leur corps de merde, ce qui leur demande exactement autant d’efforts qu’ils ont de persévérance dans la vie. Et ils n’en ont pas beaucoup, je mettrais même « beaucoup » entre guillemets.

Non.

J’ai conçu le programme abdos pour

  • ceux qui n’ont pas les moyens de payer un abonnement à la salle de sport,
  • ceux qui vivent dans un petit village où la salle de sport la plus proche se trouve à 30 kilomètres,
  • ceux qui restent à la maison avec de jeunes enfants et ne peuvent vraiment pas sortir de chez eux ni s’éloigner de leurs enfants.

J’ai conçu le programme abdos surtout pour eux, et bien sûr pour tous ceux qui veulent agir pour eux-mêmes, progresser et changer d’apparence. Ce sont des gens formidables et, comme tous les gens formidables, ils méritent d’en savoir plus. Ceux qui disent « les choses ne se sont pas passées comme prévu » ou « je n’ai pas le temps de m’entraîner » peuvent aller se faire foutre. Ils sont juste derrière les imbéciles qui sortent « mon partenaire m’aime comme ça et m’accepte tel que je suis ».

 

PROGRAMME D'ENTRAÎNEMENT

Planche

Un seul mot. Planche. Familiarisez-vous avec ce mot, car au cours des 60 prochains jours, vous allez bien le connaître. Les exercices du programme pour obtenir des abdos en béton seront tous basés sur la position de la planche et ses innombrables variantes. C'est un exercice très efficace, et vous allez donc terriblement en baver, mais après tout, c'est exactement le principe : il faut souffrir pour obtenir de bonnes choses, et autres grands clichés.

Dans le programme pour obtenir des abdos en béton, chaque exercice peut être personnalisé, et c'est exactement ce que nous allons faire. Nous allons l'adapter à chacun. Pour commencer, voici les exercices accompagnés des explications écrites appropriées, et des indications sur la manière de personnaliser chaque exercice.

 

Position de la planche

  • Tes jambes sont dans l'alignement de tes hanches, et tes genoux et tes chevilles sont aussi alignés. C'est l'écartement correct. Tes hanches et tes chevilles doivent toujours être alignées.
  • Dos droit, omoplates alignées.
  • Ne cambre pas le dos, ne l'arrondis pas, garde-le droit. Garde le dos droit même quand tu commences à fatiguer.
  • NE LAISSE JAMAIS TES HANCHES S'AFFAISER. Si tu laisses tes hanches s'affaisser, autrement dit si tu les rapproches du sol, tout est foutu. Tout le monde commence par laisser ses hanches s'affaisser quand la fatigue arrive, mais tu ne fais alors que te bousiller la colonne vertébrale, et tu vas avoir sacrément mal au dos. L'essentiel de la planche, c'est de te maintenir avec tes abdominaux, et bien sûr avec tes épaules, mais on y reviendra plus tard.
  • Ton épaule est alignée avec ton coude, et ton coude avec ton poignet.

Personnalisation : adopte la bonne posture et lance le chronomètre.

Tu lances le chronomètre et tu tiens. Tu n'arrêtes pas dès que tu COMMENCES à sentir que ça devient difficile, ça, ce n'est rien. Maintenant, on sort de la zone de confort. Plus tu t'éloignes des limites de ta zone de confort, meilleurs seront tes résultats.

Les meilleurs résultats ne sont pas obtenus par ceux qui ont une meilleure génétique, mais par ceux qui supportent la douleur plus longtemps. Cette douleur, c'est de là que viendra ta progression. Si tu arrêtes dès la première occasion, dès que tu as l'impression que ça commence à devenir difficile, prends-en conscience : il n'y aura ni programme pour obtenir des abdos en béton, ni même un corps tout juste dans la moyenne.

Alors, tu lances le chronomètre et tu mesures ton premier tour, que tu tiens aussi longtemps que possible. Quand tu as fini, note dans un carnet combien de temps tu as tenu, et nous voilà arrivés à un point très important du programme d’entraînement.

Un carnet d’entraînement. Procure-t’en absolument un, car c’est là que tu noteras tes temps, le nombre de séries, tout. Je ne le répéterai jamais assez : le carnet d’entraînement est important. Alors, je vais arrêter d’insister ; contente-toi de comprendre ce que je te dis.

PROCURE-TOI UN CARNET D’ENTRAÎNEMENT ET NOTE-Y TOUS TES RÉSULTATS APRÈS CHAQUE EXERCICE.

Disons que tu as tenu 53 secondes lors de ton premier tour d’évaluation. D’accord. Maintenant, tu vises 45 secondes et tu fais 5 tours comme ça. Donc, 5 × 45 s de gainage. Tu le notes dans ton carnet d’entraînement, tu commences les 5 tours, tu chronomètres chacun d’eux et, bien sûr, tu notes les résultats. Tu n’y arriveras peut-être pas, mais ne change pas le programme, ne réduis pas les secondes visées : vas-y à fond.

Tu dois faire 5 × 45 s. Pendant les deux premiers tours, tu arrives encore à tenir 45 secondes, mais au troisième, tu ne tiendras peut-être plus que 37 s, au quatrième, seulement 29, et au cinquième, 20 ou même moins.

C’est là qu’entre en jeu la zone de confort, bordel. Si, pendant ton tour d’évaluation, tu as réussi à tenir 53 secondes, ton corps DOIT être capable de tenir 5 × 45 s. Ton corps, oui, mais pas ta tête. Il y a une énorme différence entre ce que tu crois pouvoir faire et ce que tu peux VRAIMENT faire. Quand ces deux valeurs commencent à se rapprocher, autrement dit, quand ce que tu crois pouvoir faire rejoint ce que tu peux réellement faire, là, on peut commencer à parler d’un véritable travail d’entraînement. Tant qu’il y a un énorme écart entre ces deux valeurs, tu ne t’entraînes pas, ma vieille, même si tu crois dur comme fer que si. Mais malheureusement, pas du tout, et voilà aussi la réponse à ta question, qui ressemble généralement à ça : « Je fais vraiment tout ce qu’il faut, je vais régulièrement m’entraîner, mais je ne vois aucun changement sur moi. »

Mon Dieu, combien de fois ai-je déjà entendu ça, et maintenant vous savez aussi pourquoi il n’y a pas de résultats. S’entraîner et faire semblant de s’entraîner, ce n’est pas la même chose. Vous faites souvent l’erreur de croire que, simplement parce que les mouvements ressemblent à ceux que vous avez vus faire par quelqu’un qui a un corps bien sculpté, vous aurez vous aussi le même physique. Mais s’il a ce physique, pourquoi pas toi ? Pour deux raisons.

  1. Il a fait les exercices correctement, en respectant la technique.
  2. Il est sorti de sa putain de zone de confort et ne s’est pas rendu à la première goutte de sueur, ni quand ses muscles ont commencé à brûler.

Sors de ta zone de confort et fais-le. Sors de ta zone de confort et tiens bon. Tiens bon comme si ta putain de vie en dépendait, car c’est ainsi que tu deviendras meilleur et que tu te démarqueras : tu tiendras plus longtemps que les autres. Il serait temps de comprendre enfin que l’action ne suffit pas à elle seule. La durée de l’effort compte, tout comme la détermination qui l’accompagne, mais surtout les efforts que cette action pousse ton corps à fournir et, en parallèle, ton esprit. Si tu continues, tu te renforces. Si tu tiens 20 secondes de plus que le moment où tu as cru ne vraiment plus pouvoir continuer, alors, mon ami, c’est là que commence le développement musculaire, mais ce qui est encore bien plus important, c’est le développement de ton esprit. C’est lui, en réalité, qui va se renforcer et qui va te rendre plus fort. Ton corps peut tout supporter. La seule question, c’est ce que ton esprit peut endurer et ta force mentale.

Tu sais, c’est comme ça, ce putain de monde. Il faut être fort, sinon tu es foutu. Il faut être fort partout, et encaisser les coups, la douleur, les échecs et tout ce que la vie met sur ton chemin. La vie est un putain de combat : soit tu le comprends, tu es prêt à relever le défi et à te battre contre tout ce qui entrave ta progression, soit tu baisses les bras, tu déposes les armes et tu te rends. Mais si tu fais ça, sache qu’à partir de maintenant, tu devras te rappeler à chaque instant que tu as échoué et que tu es un perdant. Tu n’es qu’un sacré bon à rien, dont la seule joie dans la vie est le monde de mensonges qu’il s’est construit uniquement pour ne pas avoir à voir, pour ne pas avoir à affronter sa propre défaite, uniquement parce qu’au moment où il aurait dû faire ses preuves, il a simplement dit : « Merci, ça me suffit. »

On peut échouer mille fois, se briser un million de fois, et il y aura des moments où ça ne marchera pas, mais se rendre sans le moindre combat, c’est le portrait-robot des vrais perdants. Moi aussi, j’ai échoué d’innombrables fois dans la vie, mais je n’ai jamais dit : « D’accord, je n’y arrive pas, j’ai atteint mes limites, je n’en suis pas capable. » Et là, on parle des véritables épreuves de la vie, pas d’une fichue planche, quand je te demande de tenir plus longtemps que tu ne le souhaites. Vous ne vous rendez vraiment pas compte à quel point les obstacles dont il est question ici sont ridicules, et que la majorité sera incapable de les surmonter. Et si tu en es incapable, alors qu’est-ce que tu attends donc de la vie ?

Qu’attends-tu de toi-même lorsque la vie viendra te malmener un peu ? Tu t’en iras aussi en disant : « Désolé d’avoir été dans le passage » ? Pas question. Et si c’est le cas, ça ne m’intéresse vraiment pas. Vous êtes des LifeTILT, pas ces clowns de lifenetwork qui ricanent en souriant à la caméra. Vous avez toutes les connaissances et toutes les informations nécessaires pour commencer par obtenir d’excellents résultats, puis, avec le temps, devenir des personnes destinées à accomplir de grandes choses. Si tu crois encore que LifeTILT, c’est une question de mode de vie sain, c’est que ton jugement a un très gros problème, car il ne s’agit absolument pas de ça.

LifeTILT parle de la vie, des actes, du développement, de ton livre. De ton livre, dans lequel tu écris quelque chose chaque jour de ta vie, et lorsque ton heure aura sonné, quand ton moment sera venu, tu prendras ce livre entre tes mains. Et dans ce livre, tout sera noir sur blanc : qui tu étais et ce que tu as apporté à cette fameuse table. Ce que tu as écrit jusqu’ici, et si tu le relisais maintenant, le relirais-tu avec plaisir ? Voilà ce qui compte, voilà LifeTILT, et c’est pour cela que nous sommes là : pour remplir ce fameux livre.

Comment vous faire comprendre que vous devez continuer ? Comment vous faire comprendre que vous ne pouvez pas vous arrêter quand vous avez mal, ni abandonner quand vous avez l’impression d’affronter une force bien supérieure à la vôtre ?

Tout et tout le monde peuvent être vaincus. Tout et tout le monde. Mais pour t’en rendre compte, tu dois d’abord venir à bout du plus grand démon.

Toi-même.

C’est tout ce que je voulais écrire sur l’importance de tenir bon, et à partir de maintenant, imaginez aussi ces idées à côté de tous les autres exercices.

Nous continuerons demain…

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