Dani Vége -19,6 kg

Dani Vége -19,6 kg

70e jour 90,6 kg                                     0e jour 110,2 kg

Qu’est-ce qu’il a, Dani ? Rien, il a perdu 20 kilos. Ce dialogue résume à lui seul l’essentiel du programme de Dani, et marque également les adieux d’une autre figure emblématique du blog, mais seulement pour un temps. Puisque nous avons évoqué les grands noms d’autrefois, je ne peux m’empêcher de faire un parallèle entre les programmes de Petra et de Dani, car les différences et les clichés fondamentaux entre les sexes ont parfaitement fonctionné entre ces deux personnages du blog. Petra avait besoin de beaucoup d’attention et de sollicitude, tandis que je n’ai eu aucun problème particulier avec Dani. Pas de crises ni de pétages de plomb inutiles, pas de SMS posant les questions les plus évidentes du monde et, de manière générale, je n’avais pas l’impression de porter le poids de ne pas avoir été attentif quand il le fallait, ni de ne pas avoir été là quand il aurait eu besoin de quelqu’un. Dani comprenait et acceptait ce que je lui disais sans fioritures, et je savais qu’il le faisait, car sinon, je m’en serais rendu compte. On allait à la salle de sport, on allait parfois courir et, comme on jouait au poker toutes les deux semaines, on pouvait aussi régler nos petites conversations du genre « quoi de neuf, salut, à plus ». Je ne dirais pas que tout s’est déroulé sans accroc avec le programme et Dani, car il y a eu un moment où les choses ont sérieusement vacillé, vers le milieu du programme, jusqu’à atteindre leur paroxysme lors du festival de pálinka, avec cette aventure en flagrant délit...

 

Lors du premier tour du casting de VV, on m’a même demandé pourquoi je ne m’occupais que des femmes. « Parce que ce sont elles qui ont besoin d’aide, elles qui ont besoin de soutien », ai-je répondu. Parce que que se passe-t-il…  Ce blog est là, tout y est décrit : toutes les informations qui te permettront de réussir à perdre du poids.  Il y a des régimes et des programmes d’entraînement adaptés à chaque morphologie et, si tu bloques ou que tu perds simplement la motivation, 26 articles de motivation peuvent t’aider. Si tu les lis et que ta volonté de changer est réelle, ces articles peuvent t’aider à dépasser les moments difficiles.  Mais les filles n’ont pas besoin de ça,  elles ont besoin de quelqu’un dont l’ombre les accompagne, en qui elles ont confiance, et  dont elles sentent le souffle froid dans leur nuque, parce qu’elles veulent sentir qu’on prend soin d’elles et que quelqu’un s’occupe d’elles. Elles connaissent le chemin et savent aussi par où elles devraient commencer, mais elles ne se lancent pas tant que quelqu’un n’est pas à leurs côtés, parce qu’il leur faut quelqu’un… Les hommes n’en ont pas besoin. À mon avis, plus d’un, et pas seulement dix gars, ont commencé leur programme en se basant sur ce qui est écrit sur Lifetilt, sans que personne ne le sache, et surtout pas moi, parce qu’ils ne m’ont pas envoyé de mail pour m’expliquer qu’ils avaient besoin de quelqu’un pour les pousser et les aider à s’entraîner, parce que sans ça, ils n’y arriveraient pas. Les hommes se contentent de le faire et ne placardent pas partout autour d’eux ce qu’ils font, ce qu’ils mangent, ni quand et comment ils le font. Un exemple classique me vient soudain à l’esprit : on dit que les hommes, même quand ils se perdent, ne demandent pas leur chemin, tandis que les femmes ne savent même pas lire une carte, mais qu’au bout du compte, tout le monde finit par arriver à destination. En écrivant cette réflexion, j’ai dû me rendre à l’évidence : les femmes ne comprendront jamais l’idée de mon article  Tu es seul… , et encore moins ne se l’approprieront, mais je crois que c’est très bien ainsi.

L’essentiel, en laissant de côté toutes les philosophies de comptoir et le moralisme de bord de route, c’est que Dani a perdu 20 kilos, et c’est énorme, vraiment énorme. En effet, un régime et un programme d’entraînement ne valent rien en soi s’il n’y a pas quelqu’un pour les mettre en pratique. Les programmes et plans d’entraînement censés changer le monde, et parfois vraiment utiles, traînent dans les tiroirs de tout le monde. Mais même si le bon régime et le programme d’entraînement efficace sont imprimés et posés sur la table, personne n’a jamais maigri pour autant. Je me souviens que, quand j’étais petit, mon grand-père répétait jusqu’à me faire chier que le talent ne vaut rien en soi s’il ne s’accompagne pas d’un travail acharné et persévérant, sans compromis. 10 % de talent, 90 % de travail, ou quelque chose comme ça. Le premier grand programme de changement de mode de vie de Dani est donc terminé, et il se trouve que nous avons joué au poker ensemble le dernier jour du programme. C’est alors que Danny a commencé à s’inquiéter : jusque-là, il avait vécu dans un cadre bien réglé, il savait quand et quoi manger, mais maintenant, c’était fini. Il avait peur de cette impression de pouvoir désormais manger n’importe quoi, et de cette liberté qui risquait de provoquer, après le premier repas pourri, des crises de boulimie en cascade, qui le feraient sombrer tout droit dans un océan de calories. C’est pour cette période qu’entrera en jeu le régime de maintien du poids, qui sera évidemment plus souple aussi en matière de nourriture, mais cela ne veut évidemment pas dire qu’on peut emménager dans la pâtisserie Daubner.

 En septembre, Dani commencera un nouveau programme ; d’ici là, son corps se repose. Perdre 20 kilos sollicite énormément le corps et les organes, il faut donc une petite période de récupération. En attendant, c’est repos, pas de baszomtúró au petit-déjeuner. Bref, ce n’est pas un adieu définitif : à partir de l’automne, Dani reviendra rôder sur le blog et continuera à maigrir. Et si tout se passe bien, nous pourrons aussi le sculpter un peu, à condition que le gars ne parte pas complètement en morceaux d’ici là.  Ce serait bien de rester sous les 95 kilos et de ne pas devoir recommencer le programme de septembre à 100 kilos. Ah oui, hier, c’était la fête de Dani. Il y a peu de choses dont je me fiche davantage et que je trouve plus inutiles que les fêtes de prénom  , surtout depuis que chaque prénom a une fête 5 fois par an ; alors, si ça ne vous dérange pas, je me passerai encore cette fois de lui souhaiter sa fête.

 

Dani 

J’ai beaucoup réfléchi à ce que j’allais écrire comme dernier billet. Je voulais trouver quelque chose de percutant, éviter les lieux communs. Mais malheureusement, à part des lieux communs, rien ne me vient à l’esprit : tout d’abord, merci à Bence. Sans lui, je n’aurais pas pu y arriver. Pas de cette façon. Une chose me réconforte : ce n’est pas la fin du parcours. Comme convenu, nous reprendrons à l’automne et passerons au remodelage de la silhouette. J’avais besoin qu’il me secoue, ses paroles encourageantes m’ont fait du bien, tout comme le soutien qu’il m’a apporté pendant tout ce temps.

Deuxièmement : ce n’était pas la partie difficile. Je ne dis pas que perdre 20 kg en 3 mois, c’est facile, mais ce n’est pas ça le plus difficile. Le plus difficile, c’est de maintenir ce poids et de ne pas reprendre ! C’est un bien plus grand défi pour moi. Peut-être aussi parce que je ne vois pas clairement de limite dans le temps. Si je dis que je veux maintenir ce poids toute ma vie, ça peut durer encore 40 ans, mais aussi seulement 2 mois. Ça dépend de ce que le destin me réserve.

Voilà, c’est tout.

Je garderai bien sûr l’exercice : football 2 heures par semaine, course à pied 2 fois par semaine, et j’ai aussi prévu de faire du squash. Si j’arrive à m’y tenir, je pense que je n’aurai pas de problème à maintenir mon poids. À condition de faire aussi attention à mon alimentation. Mais ça ne dépend que de moi. Et je ferai attention...

Retour à Blogue