RÉVOLUTION DE L'ÉVOLUTION

EVOLUTION REVOLUTION

Je voudrais rappeler à tout le monde qu’il y a 30 jours, quand j’ai décidé de changer ma vie et d’adopter un mode de vie reposant sur des bases entièrement nouvelles, j’étais un jeune Budapestien tout à fait ordinaire, menant une vie quotidienne ordinaire et avec 12 kg en trop.

 

 

La nuit, je commandais des pizzas, du mákos guba chez Il Trenó, deux fois par semaine chez Wasabi, des crêpes Guru, et, pour mes repas quotidiens, je me souciais généralement comme d’une guigne de savoir si ce que je mangeais était diététique ou non. (Mais même à cette époque, je ne suis pas entré dans ces sales McDonald’s ou Burger King, je précise.)

Sans entraînement, dans la grisaille du quotidien, j’ai créé le blog et je me suis préparé à tout ce qu’un tel entraînement exige. Je savais que je souffrirais à cause des nombreux sacrifices, des séances éprouvantes, des moments difficiles et du malaise inévitable dû à la détox. J’ai pris quelques mauvaises décisions dans ma vie, et certaines me coûtent encore aujourd’hui, mais le programme de 66 jours et la création du blog ont été l’une des meilleures décisions que j’aie prises dans ma vie, jusqu’à présent, c’est certain.

30 jours, les amis, 30 jours. C’est tout ce qu’il m’a fallu pour pouvoir dire que ma vie commence à changer et que je commence à accomplir des choses qui me semblaient jusqu’ici inaccessibles, comme si elles étaient les plus naturelles au monde. De nouvelles portes s’ouvrent devant moi et je me retrouve dans des domaines où je n’étais pas allé depuis très longtemps, ou même jamais, mais c’est putain de bien d’y être. C’est vraiment agréable de réaliser combien de nouveautés et de possibilités la vie nous réserve ; il suffit de les remarquer ou simplement de se décaler pour les voir. Je commence à devenir une personne nouvelle et meilleure, et ce n’est pas moi qui le dis, ce sont mes amis, mes collègues et les personnes que je rencontre, d’une façon ou d’une autre.

30 jours. C’est tout ce qu’il m’a fallu pour sortir du trou de la routine, et je le dois aux entraînements, qui m’ont renforcé physiquement, mais surtout mentalement. Je n’ai eu besoin que d’un seul mot. VOLONTÉ. C’est tout. Je n’ai eu besoin ni d’un régime révolutionnaire ni d’une saloperie présentée comme un remède miracle, je n’ai suivi aucun régime basé sur les couleurs ou le groupe sanguin, j’ai simplement respecté quelques règles fondamentales qui existent depuis des décennies.

  1. Des aliments riches en protéines, éviter les aliments riches en glucides et exclure totalement toutes sortes de sucreries. Je crois que je ne vous apprends rien. Bien sûr que non, puisque c’est foutrement simple. De quoi avais-je besoin pour m’y tenir et persévérer pendant les heures les plus difficiles, même quand je grattai les murs tellement j’avais faim ? De volonté.
  2. Des séances de musculation TECHNIQUEMENT CORRECTES, en respectant les règles les plus élémentaires. Un programme d’entraînement adapté à la personne et à sa morphologie, et l’exécution TECHNIQUEMENT CORRECTE des exercices qui y figurent. Il est interdit de modifier le nombre de séries ou les exercices eux-mêmes. Pas de remplacement, pas de « la machine est prise, je passe », pas de « au lieu de 4×10, je ne fais que 3×8 ». T’es idiot ou quoi ? (À ceux qui font ça, je recommande la séquence de la vidéo à 01:11.) Alors, de quoi avais-je besoin pour mes séances à la salle ? De connaissances appropriées et de volonté.
  3. Courir 12 km par -7 degrés, puis encore 30 km alors que la température reste sous zéro, il ne faut rien d’autre que… alors ?… quoi donc ? Eh oui, de la volonté.

Je peux bien vous écrire n’importe quoi ici, si vous n’avez ni la persévérance ni une réelle envie de changer, ne commencez même pas. Mais alors, assumez les conséquences de vos choix. Baisser les yeux quand un mec vous plaît et que vous n’avez aucune chance avec lui, mais pas forcément parce que vous avez quelques kilos en trop. Ça ne compte pas. C’est parce que votre estime de vous-même et votre amour-propre sont dans un état plus lamentable que la dette publique hongroise. Les gars, c’est pareil pour vous. Vous pouvez bouffer n’importe quelle merde, puis baver devant les femmes en vous disant « t’as vu son cul, putain ? », rentrer chez vous et régler le problème devant votre écran. Le sport et le régime, ce n’est pas génial parce que vous aurez meilleure allure. Ce n’est qu’une illusion, une apparence éphémère. C’est génial parce qu’à force de vous entraîner, vous surmontez sans cesse vos limites et repoussez vos propres frontières, et le monde s’ouvrira peu à peu à vous. Vous accomplirez régulièrement de plus en plus de choses et, au bout d’un moment, vous rechercherez les défis et vous les vaincrez aussi. Vous vous façonnez, vous serez fier de vous, et vous en aurez parfaitement le droit. De même, le régime n’est pas l’une des meilleures choses parce qu’il fait disparaître la graisse, mais parce que vous ne vous gavez pas de poisons. Vous vous sentez plus pur et vous vous sentirez de mieux en mieux chaque jour, ce qui vous permettra aussi de progresser dans le sport.

La clope, c’est de la merde parce que tu la fumes, mais le geste et tout le mode de vie qu’elle apporte sont merveilleux. Mais à chaque cigarette fumée, tu as en toi toute la misère qui va avec : le cancer, la mort, une circulation sanguine qui se dégrade, le mal-être, les maux de tête. DU POISON. Après chaque cigarette, tu culpabilises et tu te sens mal, tout comme tu te sens mal quand tu manges de la malbouffe. On parle de poisons, bordel. Et puis arrive le discours « je suis malheureux, alors je mange du chocolat », pathétique comme tout, et ça t’entraîne toujours plus bas dans une spirale. Tu es malheureux, tu manges du chocolat, tu grossis à cause du chocolat, tu te sens encore plus mal, encore plus de chocolat, de la malbouffe, et tu finis par te rendre compte que ton seul plaisir, c’est le chocolat et la nourriture, de préférence les trucs les plus nocifs. C’est un jeu dangereux, plus d’une personne a déjà tout gâché en attendant son bonheur d’un carré de chocolat. C’est une vie pleine d’échecs, parce que sans estime de soi, sans amour-propre, sans confiance en soi, on se fait piétiner, et on va carrément te piétiner, parce que si tu ne t’estimes pas, si tu ne te sens pas bien dans ta peau, qu’est-ce que tu attends des autres ? Montre ce qu’ils veulent voir et fais-leur ressentir toute la bonté qui est en toi. Voilà tout.

Il faut courir ? Oui. Ça va être dur ? Putain, oui. Rien n’est donné gratuitement : il faut se battre, s’entraîner, faire attention à ce qu’on mange, et arrêter de s’empiffrer comme des porcs, de manger des petits chocolats coupables et de noyer tout sous des tonnes d’assaisonnement. Autant oublier les pommes de terre en accompagnement pour le reste de votre vie.

Il m’a fallu 30 jours pour me sauver. 30 jours, vous vous rendez compte ? Et je n’en suis même qu’à la moitié. 30 jours, ce n’est rien : si j’y suis arrivé, pourquoi pas vous ? Commencez à vous préparer mentalement à vous mettre au sport et à changer de mode de vie. Pas maintenant, pas encore ; pour l’instant, il suffit que l’idée fasse son chemin, et je veux que vous y pensiez à chaque heure. À chaque putain de chocolat, à chaque saloperie qui fait grossir, culpabilisez ; sentez-vous mal d’avoir mangé ce chocolat, associez consciemment le sentiment de culpabilité et les pensées négatives au chocolat et à tous les aliments notoirement connus pour faire grossir et être des déchets malsains. Parce que ce que vous mangez, c’est ce qui gâche le plus votre quotidien. Ce n’est pas la faute du patron, la société n’est pas une ordure, les collègues ne sont pas insupportables et tous les mecs ne sont pas des connards : si vous aviez meilleure allure et une telle force de caractère, les hommes vous respecteraient et seraient plus gentils avec vous. Évidemment qu’ils le seraient : ils voudraient vous mettre dans leur lit. Parce que pour chaque merde qui vous arrive dans la vie, VOUS en êtes responsables. Après chaque bouchée, prenez conscience que vous foutez votre vie en l’air.

Dave m’a dit aujourd’hui que j’accordais trop d’importance à toute cette histoire de fitness, alors que, même si c’est important dans la vie, il y a aussi dix autres choses différentes qui comptent à peu près autant. Oui, ai-je répondu, il y a dix autres blogs pour ça, qui connaissent mieux que moi cet aspect de la vie. Mais une chose est sûre. C’est l’un des fondements de la vie, de la santé et de la force mentale que ce blog et les entraînements vous apportent. Certes, vous n’allez pas gagner d’argent grâce à ça, car tous les bénéfices que ce mode de vie et ce blog peuvent éventuellement vous apporter ne se mesurent pas en argent. De la joie, de la fierté, de la dignité, des objectifs, de la volonté, de la persévérance, de nouvelles relations dans un monde nouveau que vous ne connaissez pas encore. C’est de ça que je parle ici jour après jour. Et même si c’est difficile et éprouvant, il suffit de traverser ça une seule fois ; ensuite, il ne reste plus qu’à garder la forme, ce qui signifie une vie mille fois plus facile et plus indulgente. Puisez votre force en moi, car je n’abandonnerai pas, et vous verrez les résultats semaine après semaine.

Allez-y, les enfants, et croyez-moi, votre vie entière va changer, et je vous garantis que ce sera uniquement dans le bon sens.

(Au départ, ce post devait être celui du 29e jour, mais je me suis un peu emballé.)

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