Assistant - niveau 9
Niveau 1 - L’état de pureté émotionnelle
État sain
Au niveau de fonctionnement le plus élevé et le plus sain du type de personnalité deux, la personne a dépassé la peur profonde de n’être aimable que si l’on a besoin d’elle. Cet état, extrêmement rare et marqué par une grande maturité émotionnelle, se caractérise par un amour qui ne vient plus d’un sentiment de manque, mais d’une plénitude intérieure. Elle ne s’intéresse pas aux autres dans l’espoir de recevoir en retour de l’amour, de l’attention ou un lien affectif, mais parce qu’elle éprouve naturellement de l’empathie pour eux et trouve une véritable joie dans les liens qu’elle noue.
.Dans cet état, la personnalité du deux est calme et profondément accueillante. Elle ne comporte ni attachement compulsif ni besoin émotionnel caché. Il n’essaie plus de prouver qu’il est une bonne personne, un partenaire aimable ou quelqu’un d’indispensable, car il possède une estime de soi solide. Il sait que son existence a de la valeur en elle-même et ne dépend donc pas des marques d’approbation des autres. C’est l’une des différences les plus importantes par rapport aux modes de fonctionnement moins évolués du deux, car sa blessure fondamentale est toujours la peur de ne pas être aimable tel qu’il est. Au premier niveau, cette blessure est en grande partie guérie.
Ce deux est capable d’établir des liens avec les autres en toute sincérité. Il ne manipule pas les émotions, ne cherche pas à contrôler et n’essaie pas de rendre les gens dépendants de lui par un excès d’attention ou de sacrifices. Son amour est libre : s’il aide quelqu’un, il ne le fait pas dans l’espoir d’obtenir quelque chose en retour plus tard. Il ne se vexe pas s’il ne reçoit pas immédiatement de gratitude ou d’attention, car pour lui, aider n’est pas une monnaie d’échange, mais une manifestation naturelle de l’humanité.
Dans ses relations, le deux qui fonctionne au premier niveau est un partenaire extrêmement stable et rassurant. Les gens ont souvent l’impression, à ses côtés, d’être vraiment entendus et compris. Il ne cherche pas à réparer ou à sauver l’autre, mais se tient à ses côtés sur le plan émotionnel. C’est une différence très importante, car le deux moyen ou déséquilibré cherche souvent à jouer les « sauveurs » dans ses relations. Au premier niveau, cependant, il n’a plus besoin de s’appuyer sur les problèmes de l’autre pour se sentir important.
Dans une relation amoureuse, le deux peut être un partenaire profondément aimant, tendre et doté d’une grande intelligence émotionnelle. Il est capable de donner de l’amour tout en préservant sa propre identité. Il ne fusionne pas complètement avec l’autre, ne devient pas dépendant des marques d’affection et ne vit pas comme une tragédie le besoin de l’autre de prendre du temps ou de l’espace. Il sait aimer tout en laissant à l’autre sa liberté. C’est pourquoi une confiance profonde et une grande sécurité émotionnelle s’installent généralement dans ce type de relation.
Dans ses amitiés, le type Deux de premier niveau est une personne extrêmement solidaire et inspirante. Il ne cherche pas à être au centre de l’attention, mais beaucoup se tournent instinctivement vers lui dans les moments difficiles. Sa présence est apaisante et bienveillante, car il ne juge pas et ne cherche pas à imposer ses propres besoins affectifs aux autres. Il sait aider tout en respectant les limites et l’autonomie de l’autre.
L’une des caractéristiques les plus importantes du premier niveau est la clarté émotionnelle. Le type Deux reconnaît désormais aussi ses propres sentiments et besoins ; il ne s’efface donc pas au profit des autres. Il sait demander de l’aide et dire non, sans penser qu’il est une mauvaise personne lorsqu’il se choisit parfois. C’est ce qui permet à son amour d’être véritablement sain, car il ne découle pas du renoncement à soi.
Dans son monde intérieur, le type Deux de premier niveau est bien plus serein que ses variantes des niveaux inférieurs. Il n’est plus animé par cette anxiété constante à l’idée de perdre l’amour des autres ou de ne pas compter assez pour eux. Il peut être seul sans ressentir de vide, car il est également en lien avec lui-même. C’est une étape de développement majeure pour le type Deux, car la peur de l’abandon est au cœur de ce type de personnalité.
Dans cet état, l’amour du type Deux ne cherche plus à posséder, mais à guérir et à élever. Il ne donne pas pour que les autres aient besoin de lui, mais parce qu’il est véritablement en lien avec eux. C’est pourquoi la présence du type Deux de premier niveau est souvent profondément enrichissante et profondément humaine pour les autres.
Niveau 2 — L’état de connexion profonde
État sain
Au deuxième niveau d’intégration du type de personnalité Deux, la personne fonctionne encore de manière très saine, mais le plaisir qu’elle tire des liens et de la proximité avec les autres se manifeste plus fortement. Ce niveau n’est pas encore marqué par le manque ou la dépendance affective : le type Deux aspire naturellement aux relations humaines et ressent une profonde satisfaction lorsqu’il peut offrir de l’amour, du soutien et de l’attention aux autres.
Dans cet état, le type Deux est extrêmement empathique et doté d’une grande intelligence émotionnelle. Il perçoit presque instinctivement l’humeur, la souffrance ou les besoins inexprimés des autres. Il lui suffit souvent d’entendre quelqu’un parler, de le voir bouger ou se taire pour sentir qu’il ne va pas bien. Cette sensibilité le rend particulièrement précieux dans les relations humaines, car les autres ont souvent le sentiment, à ses côtés, d’être réellement vus et compris. Il ne se contente pas d’écouter les gens : il est aussi présent émotionnellement auprès d’eux.
Le deux de deuxième niveau est une personnalité très chaleureuse, attentionnée et solidaire. Dans une communauté ou une famille, c’est souvent la personne qui rassemble les gens sur le plan émotionnel. Il aime faire plaisir, être attentif aux autres et aider ou soutenir ceux qui traversent une période difficile. À ce niveau, toutefois, cela ne relève pas encore du sacrifice de soi, mais d’un amour et d’une compassion véritables. Le deux n’est pas encore coupé de lui-même et peut donc être présent pour les autres tout en restant stable.
Dans ses relations, le deux de deuxième niveau est un partenaire extrêmement attentif et dévoué. L’intimité émotionnelle, les conversations profondes et le bien-être de l’autre à ses côtés comptent beaucoup pour lui. Très sensible à l’humeur et aux besoins de son partenaire, il essaie souvent presque automatiquement de lui apporter du soutien ou de l’amour. Dans cet état, cependant, il ne cherche pas encore à contrôler ni à posséder l’autre. Il n’aide pas pour enchaîner son partenaire à lui, mais parce qu’à ses yeux, prendre soin de l’autre est une expression naturelle de l’amour.
Dans les relations du deux de deuxième niveau, une profonde proximité émotionnelle s’installe généralement, car il est capable d’aimer avec ouverture et sincérité. Il n’a pas peur de montrer ses sentiments et l’honnêteté émotionnelle compte beaucoup pour lui. C’est souvent un partenaire très romantique et tendre, qui s’efforce de créer un espace de sécurité émotionnelle dans la relation. Toutefois, il peut déjà éprouver une joie intérieure très subtile à l’idée qu’on ait besoin de lui. Il ne s’agit pas encore de manipulation consciente ou de dépendance, mais plutôt du sentiment que jouer un rôle important dans la vie des autres le rend heureux.
Dans ses amitiés, le deux de deuxième niveau est souvent la personne vers qui les autres se tournent pour demander conseil ou réconfort. Il noue facilement des liens profonds, car il s’intéresse sincèrement au monde intérieur des autres. Les gens se sentent souvent apaisés à ses côtés, car il est accueillant et soutenant sur le plan émotionnel. Il n’essaie pas de réprimer l’autre ni de le corriger ; il fait plutôt preuve d’empathie et reste à ses côtés même dans les moments difficiles.
Dans son monde intérieur, le deux est encore dans un état relativement harmonieux à ce niveau. Son estime de soi ne dépend pas exclusivement du regard des autres, même si être aimé et apprécié compte déjà beaucoup pour lui. Lorsqu’il reçoit de l’amour et de la proximité émotionnelle, il devient très ouvert, rayonnant et plein de joie de vivre. Il a une grande capacité à éprouver de la gratitude et de la joie. Il aime les gens, les liens affectifs et croit au pouvoir guérisseur de l’amour.
L’une des plus belles qualités du deuxième niveau, c’est que le deux est encore capable d’aimer avec sincérité, tout en commençant à vivre profondément la joie des relations. Cet état est souvent très inspirant pour les autres, car auprès d’un deux de ce type, les gens se sentent souvent davantage acceptés, aimés et compris.
Niveau 3 - État du besoin d’être utile
État sain
Au troisième niveau de développement du type de personnalité Deux, la personne fonctionne encore de manière globalement saine. Cependant, c’est à ce stade que commence à se manifester subtilement le besoin intérieur de se sentir importante et nécessaire aux yeux des autres. À ce niveau, l’amour reste sincère et authentique, mais commence à être associé à l’estime de soi. Le Deux accorde de plus en plus d’importance au sentiment qu’on a besoin de lui, qu’on compte sur lui et qu’il occupe une place particulière dans la vie des autres.
Dans cet état, le Deux est extrêmement actif dans ses relations. Il aime être présent, soutenir, aider et être là émotionnellement pour les autres. C’est souvent lui qui propose son aide en premier, remarque les problèmes des autres et cherche instinctivement à faciliter les choses autour de lui. Il reste très affectueux et bien intentionné, mais il apprécie de plus en plus le sentiment que les autres s’appuient sur lui.
Au niveau 3, le fait d’être attentionné, serviable et important sur le plan émotionnel devient une partie essentielle de l’identité du Deux. Il commence à se construire une image de lui-même selon laquelle sa valeur tient en partie à ce qu’il donne aux autres. Il ne s’agit pas encore d’un sacrifice de soi conscient ni de manipulation, mais la peur que, s’il n’était pas aussi soutenant et affectueux, il soit peut-être moins aimable commence déjà à se manifester en arrière-plan.
Dans ses relations, le Deux de niveau 3 se montre très attentionné et dévoué. Il s’efforce de faire en sorte que l’autre se sente bien à ses côtés et consacre beaucoup d’énergie à soutenir son partenaire sur le plan émotionnel. Il devine souvent à l’avance les besoins de l’autre et essaie d’y répondre immédiatement. Il aime sentir qu’il joue un rôle important dans la relation et que l’autre compte sur lui. C’est pourquoi il est souvent particulièrement heureux lorsque son partenaire vient chercher auprès de lui du réconfort, de l’aide ou du soutien émotionnel.
À ce stade, un subtil oubli de soi peut toutefois commencer à s’installer. Le Deux est tellement attentif au monde émotionnel de l’autre qu’il perçoit moins ses propres besoins. Il fait souvent passer automatiquement l’autre personne en premier et considère comme naturel que ce soit à lui de donner, de soutenir ou de maintenir le lien sur le plan émotionnel. Comme il vit cela comme une preuve d’amour, il n’y voit pas encore un problème, mais c’est en réalité là que commence à se former un schéma susceptible de conduire plus tard à l’épuisement émotionnel ou à la dépendance.
Dans les relations amicales, le Deux de niveau 3 joue souvent un rôle central. C’est la personne qui fait attention aux autres, qui se souvient des choses importantes, qui maintient le groupe uni ou qui apporte un soutien émotionnel à son entourage. Les gens s’attachent souvent beaucoup à elle, car elle dégage de la chaleur et de l’attention. Le Deux en éprouve une joie profonde, car il a le sentiment que sa présence a de la valeur et compte.
Dans son monde intérieur, cependant, apparaît déjà une sensibilité subtile à la mesure dans laquelle son amour et son énergie lui sont rendus. Il ne se vexe pas encore facilement, mais remarque davantage lorsque quelqu’un n’apprécie pas suffisamment son attention ou sa sollicitude. Le retour émotionnel prend de plus en plus d’importance pour lui, car son estime de soi commence peu à peu à dépendre du besoin que les autres ont de lui.
L’un des traits les plus caractéristiques du troisième niveau est que le type Deux donne encore véritablement par amour, mais commence déjà à intérioriser l’idée qu’il n’a de valeur que lorsqu’on a besoin de lui. Cet état paraît très positif et empreint d’amour vu de l’extérieur, et il a effectivement beaucoup de beauté. C’est toutefois à ce stade que le type Deux commence peu à peu à s’éloigner de lui-même, car les besoins des autres occupent une place toujours plus centrale dans son attention.
Niveau 4 — Réprimer ses propres besoins
État moyen
Au quatrième niveau de fonctionnement du type de personnalité Deux, le déséquilibre devient déjà nettement visible. À ce stade, derrière l’amour et l’attention portée aux autres ne se trouve plus seulement une empathie naturelle, mais aussi une peur intérieure plus profonde de perdre l’amour ou le lien avec les autres. À ce niveau, le type Deux commence vraiment à croire qu’il ne peut être aimé que s’il donne, aide et se rend constamment disponible aux autres.
À l’extérieur, il paraît toujours très gentil, attentionné et prévenant. Mieux encore, aux yeux de beaucoup, il peut sembler encore plus attachant et désintéressé qu’auparavant, car il consacre énormément d’énergie aux autres. Le problème, cependant, c’est qu’il perd ainsi de plus en plus le contact avec ses propres besoins. Son attention est presque entièrement tournée vers l’extérieur, et il prend peu à peu l’habitude de reléguer au second plan ses sentiments, ses désirs et sa fatigue.
Dans cet état, le type Deux n’aime plus seulement aider : il le vit comme un devoir intérieur. Il a l’impression que c’est à lui d’être fort, de maintenir les relations et de veiller sur tout le monde. Il soutient souvent les autres alors qu’il est lui-même complètement épuisé. Comme il ne considère pas ses propres besoins comme suffisamment importants, il ne se rend souvent même pas compte à quel point il est émotionnellement fatigué.
L’une des caractéristiques les plus importantes du quatrième niveau est le détachement progressif de soi. Le type Deux se concentre tellement sur les autres qu’il perd peu à peu la capacité de reconnaître ses véritables besoins. Il donne souvent automatiquement la priorité à l’autre et se sent coupable lorsqu’il s’occupe de lui-même. Il peut penser que prêter attention à soi est égoïste et préfère donc continuer à donner et à prendre soin des autres, même s’il ressent intérieurement un manque de plus en plus grand.
Dans ses relations, à ce niveau, le type 2 dépend bien davantage du fait qu’on ait besoin de lui. En couple, il peut être extrêmement dévoué et accommodant, mais il fait de plus en plus dépendre sa propre valeur de l’importance qu’il a aux yeux de son partenaire. Il est très attentionné, essaie de répondre à tous les besoins affectifs et endosse souvent instinctivement le rôle de personne attentionnée ou de « sauveur ». Peu à peu, l’autre personne devient le centre de la relation, tandis que les besoins affectifs du type 2 passent au second plan.
À ce niveau, une dynamique se met souvent en place : le type 2 donne trop sans rien demander ni accepter en retour. De l’extérieur, il peut sembler n’avoir besoin de rien, alors qu’au fond, il désire vivement qu’on le remarque, qu’on l’aime et qu’on le soutienne lui aussi. Mais comme il a du mal à exprimer ses propres besoins, il espère souvent que les autres « devineront d’eux-mêmes » ce qu’il désire. Si cela ne se produit pas, du ressentiment et une déception affective peuvent peu à peu s’installer en lui.
Dans ses amitiés, le type 2 de niveau 4 est souvent la personne toujours disponible pour tout le monde. C’est lui qui écoute les problèmes, tente de réconcilier, de soutenir ou d’aider. Les gens comptent souvent beaucoup sur lui, car ils le trouvent fort émotionnellement et fiable. À l’intérieur, pourtant, le type 2 a de plus en plus le sentiment de porter seul trop de responsabilités. Il peut commencer à penser qu’il s’occupe toujours des autres, alors que personne ne prend vraiment soin de lui.
Au quatrième niveau, le type 2 est encore fondamentalement bienveillant et aimant, mais son amour n’est déjà plus totalement libre. La peur du rejet et de la perte apparaît en arrière-plan, et il essaie donc de plus en plus de s’assurer une place affective dans la vie des autres en donnant. Il en vient souvent, sans s’en rendre compte, à croire que s’il était moins attentionné, il ne serait peut-être pas assez aimable.
De l’extérieur, cet état semble souvent encore très positif, car le type 2 reste une personne chaleureuse et attentionnée. À l’intérieur, cependant, de plus en plus de douleur refoulée, de fatigue et de manque affectif commencent à s’accumuler. C’est à ce stade que le type 2 commence lentement à perdre l’équilibre entre lui-même et les autres.
Niveau 5 — Le déséquilibre émotionnel
État moyen
Au cinquième niveau, le déséquilibre émotionnel se manifeste clairement dans le fonctionnement du type de personnalité 2. Alors qu’aux niveaux précédents, l’amour et l’aide apportée découlaient encore le plus souvent d’un lien sincère, à ce stade, le désir tacite que l’autre lui rende son attention, son amour et sa proximité émotionnelle prend une place de plus en plus importante derrière ses gestes. Pourtant, le type 2 a toujours du mal à prendre conscience de ses propres besoins et les exprime donc rarement ouvertement. Il espère plutôt que les autres devineront d’eux-mêmes ce qu’il désire.
Dans cet état, le type deux lie profondément l’estime qu’il a de lui-même à l’importance qu’il a pour les autres. Il ressent de plus en plus le besoin d’être nécessaire, de se sentir indispensable sur le plan affectif. Il commence donc souvent à prendre encore davantage soin des autres, même lorsque ce n’est pas vraiment nécessaire. Mais son aide n’est déjà plus totalement désintéressée, car, en arrière-plan, il espère recevoir en échange de l’amour, de l’attention ou de l’attachement.
À ce niveau, le type deux n’a souvent pas conscience du nombre d’attentes qu’il nourrit en réalité. Il continue à se considérer comme désintéressé, tandis que le ressentiment et le sentiment de manque grandissent peu à peu en lui. Comme il a du mal à demander directement de l’amour ou du soutien, il préfère essayer de donner et espère que l’autre comprendra ainsi ce dont il a besoin. Si cela n’arrive pas, il éprouve de la déception et une douleur affective.
Dans ses relations, le type deux de niveau cinq dépend déjà fortement des réactions de l’autre. En couple, il peut être extrêmement attentionné, dévoué et prévenant, mais sa peur de perdre l’autre se cache de plus en plus derrière son amour. Il devient alors particulièrement sensible à toute prise de distance ou tout éloignement affectif. Si son partenaire est plus fatigué, moins attentionné ou a besoin de passer plus de temps seul, le type deux peut facilement le vivre comme un rejet personnel.
À ce niveau, un pacte affectif invisible se forme souvent dans ses relations. Le type deux donne beaucoup d’amour, d’attention et d’énergie, mais attend intérieurement de plus en plus que cela lui soit rendu. Comme il le dit rarement clairement, un ressentiment passif finit par s’installer dans la relation. Le type deux peut avoir l’impression de tout faire pour l’autre, tandis que personne ne se soucie suffisamment de lui.
Au niveau cinq, l’amour commence lentement à se confondre avec les besoins affectifs. Le type deux essaie souvent de se rendre indispensable, car il a peur que l’autre personne s’éloigne s’il n’est pas aussi important et attentionné. Il prend donc souvent trop de responsabilités sur le plan affectif, veut être constamment présent, aider et soutenir, même lorsqu’il n’y a plus de véritable équilibre.
Dans ses amitiés, à ce niveau, le type deux peut facilement glisser dans le rôle de soutien émotionnel de tout le monde. Les gens se tournent souvent vers lui pour lui parler de leurs problèmes, et il se sent presque obligé d’aider chacun. Pourtant, il aspire de plus en plus à ce qu’on le remarque et qu’on le soutienne lui aussi. Comme il n’arrive pas à le demander directement, la déception s’accumule peu à peu en lui.
Dans cet état, le monde émotionnel du type deux devient beaucoup plus instable. Il devient très sensible à l’attention qu’on lui accorde, aux personnes qui prennent de ses nouvelles ou à l’importance qu’il pense avoir dans la vie des autres. Il peut facilement vivre de petites choses comme des rejets. Un message qui n’arrive pas, moins d’attention ou une réaction plus distante peuvent faire naître en lui une profonde insécurité.
L’une des caractéristiques les plus importantes du niveau cinq est que le type Deux ne veut plus seulement aimer : il a de plus en plus besoin de trouver dans l’amour un sentiment de sécurité. Peu à peu, les relations deviennent la principale source de son estime de soi. Son amour est donc de moins en moins libre et se teinte de plus en plus de la peur de perdre l’amour de l’autre s’il ne donne pas assez.
Niveau 6 — L’amour possessif et le contrôle émotionnel
État moyen - malsain
Au niveau six, le fonctionnement du type de personnalité Deux s’éloigne considérablement d’un amour et d’un lien sains. À ce stade, la peur intérieure du rejet et de la perte devient extrêmement forte ; le type Deux s’efforce donc de plus en plus désespérément de s’assurer une place dans la vie des autres. Il ne désire plus seulement être aimé : il a aussi besoin d’être constamment rassuré sur le fait qu’il est important, nécessaire et indispensable. Mais comme il craint profondément de ne pas avoir assez de valeur en lui-même, le contrôle, l’envahissement et la possessivité s’installent peu à peu dans ses relations.
Le type Deux peut continuer à paraître affectueux et attentionné, mais à ce niveau, son aide est souvent motivée par un besoin émotionnel intense. L’amour ne s’exprime plus librement : il devient un moyen de préserver la relation et d’éviter l’abandon. Le type Deux a alors souvent l’impression que s’il ne prête pas constamment attention à l’autre, s’il ne donne pas assez ou s’il n’est pas assez important, il risque de perdre son amour.
Au niveau six, le type Deux supporte très difficilement la distance émotionnelle. Il réagit vivement au moindre changement et peut facilement avoir l’impression que l’autre s’éloigne de lui. Il essaie donc d’être toujours plus présent dans la vie de l’autre, souvent avec une intensité excessive. Il veut une attention, une proximité et un lien constants, car une profonde insécurité l’habite. La solitude ou la distance ne sont pas simplement désagréables pour lui : elles menacent presque sa propre valeur.
Dans les relations, à ce niveau, le type Deux peut devenir très possessif. En couple, il peut avoir tendance à envahir émotionnellement son partenaire, même s’il vit cela comme une preuve d’amour. Il pense que prodiguer des soins de manière intense et être constamment présent sont des preuves d’amour, alors qu’en réalité, il essaie souvent de contrôler la relation. Il a du mal à laisser l’autre avoir son propre espace, son autonomie ou son univers à part, car il interprète facilement cela comme un rejet.
À ce niveau, le type Deux essaie souvent de se rendre indispensable. Il veut occuper dans la relation un rôle sans lequel l’autre personne ne peut pas fonctionner. Il assume souvent trop de responsabilités, s’immisce excessivement dans la vie, les problèmes ou les émotions de son partenaire. Au fond, il se dit que s’il devient suffisamment important, on ne le quittera pas. Cela peut toutefois finir par peser sur l’autre personne.
Le Deux de niveau six est extrêmement sensible et réactif sur le plan émotionnel. Il se vexe facilement s’il ne reçoit pas assez d’attention et interprète souvent de manière excessive même de petites situations. Une réponse plus brève, une attitude plus distante ou un geste qui n’a pas eu lieu peuvent déclencher chez lui une profonde insécurité. Comme il supporte difficilement cette douleur, il tente souvent de se rapprocher de l’autre par des réactions émotionnelles dramatiques.
La tendance à trop s’impliquer peut aussi apparaître dans les amitiés. À ce niveau, le Deux veut souvent être constamment présent dans la vie des autres, tout savoir, aider en toute circonstance et a du mal à accepter que quelqu’un n’ait pas autant besoin de sa proximité. S’il a l’impression de compter moins pour un ami, il peut facilement éprouver du ressentiment ou de la jalousie.
Dans son monde intérieur, le Deux de niveau six vit dans une tension émotionnelle permanente. Il est de plus en plus poussé par la peur de perdre l’amour ou de ne pas compter assez pour les autres. C’est pourquoi il surveille souvent sans cesse les réactions, l’humeur et le comportement des autres afin de se rassurer sur le fait qu’ils ont toujours besoin de lui. C’est un état extrêmement épuisant, car son estime de soi dépend presque entièrement des signes de reconnaissance extérieurs.
La tragédie du niveau six, c’est que le Deux risque de commencer à éloigner les gens précisément en faisant ce qu’il fait pour les garder près de lui. Avec le temps, son intensité excessive, son besoin de contrôle et son envahissement affectif peuvent devenir étouffants dans ses relations. Pourtant, le Deux ne le comprend souvent pas, car il continue à vivre son comportement comme une preuve d’amour. En réalité, à ce niveau, l’amour est de plus en plus mêlé à la peur, à la possessivité et à la dépendance affective.
Niveau 7 — La posture de martyr et la manipulation émotionnelle
État précédant l’effondrement
Au niveau sept, le type de personnalité Deux fonctionne dans un état émotionnel profondément blessé. À ce stade, toute sa personnalité est presque entièrement imprégnée par le sentiment douloureux d’avoir beau avoir donné de l’amour, de l’attention et des soins toute sa vie, il n’a pourtant pas reçu l’acceptation profonde ni la sécurité affective auxquelles il aspirait. Le Deux ne craint alors plus seulement le rejet : au fond de lui, il se sent de plus en plus exploité, invisible et mal-aimé.
L’un des traits les plus marquants du niveau sept est l’adoption d’une posture de martyr. Le Deux se voit comme quelqu’un qui s’est toujours sacrifié pour les autres, sans que personne ne se soucie vraiment de lui. Dans son monde intérieur s’accumulent toujours plus de souffrance, de ressentiment et de colère refoulée, mais il exprime rarement ces sentiments ouvertement et sincèrement. Au lieu de cela, il essaie souvent de faire comprendre indirectement aux autres combien il a souffert pour eux.
À ce stade, l’amour se confond fortement avec le besoin affectif et le contrôle. Le Deux continue d’essayer de donner et de prendre soin des autres, mais il est désormais mû par un désir désespéré d’être enfin aimé en retour et apprécié. Comme il a l’impression de ne pas recevoir suffisamment en retour, il devient de plus en plus amer et vulnérable.
Dans ses relations, le comportement du type Deux de niveau sept peut être très intense et éprouvant sur le plan émotionnel. Dans sa relation de couple, il a souvent l’impression que c’est lui qui maintient tout à flot, que sans lui, la relation s’effondrerait. Il donne beaucoup et prend grand soin de son partenaire, mais attend au fond de lui que ses efforts soient constamment reconnus et réciproqués. S’il estime que ce n’est pas suffisamment le cas, il peut se sentir blessé, faire des reproches sur le plan émotionnel ou chercher à culpabiliser son partenaire.
À ce niveau, le type Deux manipule souvent les autres sur le plan émotionnel, parfois sans même en avoir conscience. Il ne cherche pas à les influencer par une agressivité ouverte, mais en leur faisant sentir sa souffrance et les sacrifices qu’il a consentis. Il tient souvent des propos ou envoie des messages émotionnels qui recèlent une accusation implicite : « J’ai tout fait pour toi, et pourtant tu ne m’aimes pas assez. » Le type Deux espère alors que l’autre se sentira coupable et lui accordera davantage d’attention, d’amour ou de proximité.
Le type Deux de niveau sept devient extrêmement sensible à toute situation où il se sent mis de côté ou moins important. Même de petites choses peuvent déclencher chez lui de vives réactions émotionnelles. Une réaction plus réservée de son partenaire, une attention moindre ou le fait que l’autre devienne plus autonome peuvent facilement lui donner l’impression qu’on n’a plus besoin de lui. Pour lui, cela provoque une douleur intérieure presque insupportable.
Dans ses amitiés aussi, le sentiment d’être blessé et la fusion émotionnelle peuvent s’intensifier. Le type Deux peut avoir l’impression d’avoir toujours été là pour les autres, mais que lorsque c’est lui qui a besoin de soutien, personne n’est vraiment à ses côtés. Il éprouve alors souvent de l’amertume et s’apitoie sur son sort. Il pense souvent que les gens profitent de son amour, sans voir qu’il n’a pas non plus su poser ses propres limites de manière saine.
À ce niveau, le monde intérieur du type Deux est déjà très instable. Il éprouve une profonde solitude tout en s’efforçant désespérément de nouer des liens avec les autres. Il aspire à être aimé tout en éprouvant de la colère envers ceux dont il attend cet amour. Sa colère refoulée se manifeste peu à peu avec une intensité croissante, mais comme le type Deux tient fondamentalement à se voir comme une personne aimable et bonne, il lui est difficile de faire face à sa propre agressivité. C’est pourquoi sa colère prend souvent une forme passive-agressive.
La tragédie du niveau sept, c’est qu’à ce stade, le type Deux ne parvient déjà plus à vivre l’amour sereinement. Les relations deviennent avant tout la preuve de sa valeur et de sa capacité à être aimé. C’est pourquoi il vit toute distance émotionnelle ou tout rejet beaucoup plus intensément que les autres. Son désir d’amour est alors si fort qu’il finit peu à peu par dévorer sa liberté intérieure et rendre ses relations toujours plus douloureuses.
Niveau 8 - L’effondrement émotionnel
État névrotique malsain
Au niveau huit, le type de personnalité Deux se trouve dans un état émotionnel extrêmement grave. À ce stade, sa personnalité perd presque entièrement sa stabilité intérieure, et son estime de soi dépend pratiquement à 100 % de l’amour, de l’attention et de la présence des autres. Le type Deux ne désire plus simplement créer des liens : il a l’impression de ne pas pouvoir exister sans amour. Le sentiment de vide intérieur et d’abandon devient si intense que chaque relation peut prendre pour lui une importance vitale.
Dans cet état, le type Deux se sent profondément effondré et sans valeur. Il a souvent l’impression que, malgré tous ses efforts pour donner de l’amour tout au long de sa vie, personne ne l’a vraiment aimé. Cette douleur peut être extrêmement intense, car l’amour a toujours occupé une place centrale dans son identité. Quand il a l’impression de ne pas en recevoir, il ne ressent pas seulement de la tristesse, mais un anéantissement intérieur total.
Les relations du type Deux au niveau huit deviennent extrêmement intenses et instables. Dans une relation de couple, il fusionne souvent complètement avec son partenaire sur le plan affectif. Il n’est plus capable d’agir comme une personne à part entière, car il tente de préserver son identité uniquement à travers la relation. L’attention, l’amour et la présence de l’autre deviennent les seules choses capables d’apaiser temporairement son vide intérieur. Il peut ainsi devenir extrêmement dépendant et s’accrocher désespérément à l’autre.
Dans cet état, le type Deux a constamment besoin d’être rassuré. Il veut savoir en permanence s’il est aimé, s’il compte et si l’on a besoin de lui. Il peut vivre la moindre prise de distance ou incertitude comme un rejet grave. Si son partenaire est fatigué, occupé ou moins disponible affectivement, le type Deux interprète facilement cela comme le signe qu’on ne l’aime plus assez. Il peut alors avoir des réactions émotionnelles extrêmes, comme un attachement paniqué, des sanglots désespérés, un effondrement dramatique ou des accusations virulentes.
L’une des caractéristiques les plus importantes du niveau huit est une forme extrême de dépendance affective. Le type Deux ne se sent plus capable d’exister de manière stable par lui-même. Il pense n’avoir de valeur que si quelqu’un l’aime, le désire ou a besoin de lui. Il se soumet donc souvent entièrement à ses relations. Il préfère endurer des situations humiliantes, à sens unique, voire abusives, plutôt que d’affronter le sentiment d’être abandonné.
Dans les relations, l’extrémisme émotionnel apparaît souvent à ce niveau. Le type Deux s’accroche désespérément à l’autre tout en lui en voulant de ne pas pouvoir combler l’immense vide affectif qu’il porte en lui. La relation peut alors devenir extrêmement instable. À un moment, il idéalise l’autre et l’adore, puis, l’instant d’après, il ressent une profonde blessure, de la colère ou du désespoir.
Une dépendance intense peut également apparaître dans les amitiés. À ce niveau, le type 2 s’effondre souvent complètement s’il a l’impression qu’une personne importante pour lui s’éloigne. Il devient extrêmement sensible à l’attention qu’on lui porte, au fait qu’on le recherche ou qu’on lui témoigne de l’amour. Comme il n’a plus d’estime de soi stable, chaque réaction extérieure prend une importance démesurée.
Dans son monde intérieur, le type 2 de niveau huit éprouve une profonde solitude et du désespoir. Bien qu’il tente constamment de se rapprocher des autres, il s’éloigne en réalité de plus en plus de lui-même. Il ne perçoit presque plus ses propres besoins réels, car toute son énergie est consacrée à obtenir de l’amour et à préserver ses relations. Il connaît souvent un épuisement émotionnel total, une dépression ou une crise identitaire.
La tragédie du niveau huit, c’est qu’à ce stade, le type 2 ne recherche plus la joie d’aimer, mais tente de survivre grâce à l’amour. Les relations perdent leur fluidité naturelle et deviennent des points d’ancrage vitaux pour la personne. Le type 2 ne se lie alors plus aux autres par désir de donner ou par compassion, mais parce qu’il est terrifié à l’idée de rester complètement vide et sans valeur sans amour.
Niveau 9 - L’amour meurtrier
État pathologique
De tous les types de personnalité, le type 2 malsain est le plus effrayant et le plus horrible lorsqu’il est dans un état pathologique, car, lorsque sa personnalité se déforme, le type 2 s’en prend le plus souvent aux enfants.
Le désir fondamental du type 2 n’est pas simplement d’être aimé, mais d’être nécessaire, et sa peur profonde n’est pas de n’être utile à personne, d’être insignifiant, remplaçable ou mal-aimé. Dans un état sain, cela donne naissance à la compassion, à la sollicitude et à une véritable attention envers les autres. Dans un état pathologique, toutefois, cette même énergie se transforme peu à peu. C’est pourquoi on pourrait appeler le monde intérieur le plus sombre du type 2 le monde de l’Amour possessif.
La distorsion réside en effet dans le fait que l’amour n’est plus un cadeau, mais un moyen d’échange.
Je t’ai tant donné. Tu me dois quelque chose.
Cette phrase est rarement prononcée, mais elle est présente au plus profond. Elle est là, et chaque minute, chaque action vise à obtenir de l’amour ou, si on ne le lui donne pas, à le prendre et à aller là où il peut le prendre. Il va là où il peut le recevoir le plus facilement, là où la résistance est la plus faible, et dans un état pathologique, ce sont presque toujours les enfants qui se retrouvent dans cette situation.
L’une des principales distorsions morales du type 2 pathologique est de confondre l’amour et l’influence. Il a l’impression que parce qu’il a donné, aidé, soutenu et pris soin de l’autre, il a acquis des droits sur sa vie. Il ne veut pas d’argent ni de pouvoir. Il veut posséder l’autre émotionnellement.
C’est pourquoi, dans les états les plus sombres du type 2, on observe souvent des comportements comme la manipulation émotionnelle, où l’aide dissimule des attentes. L’autre doit être reconnaissant. L’autre doit rendre la pareille. L’autre DOIT AIMER.
Tout ce que j’ai fait pour toi...
J’ai tout sacrifié pour toi...
Où serais-tu sans moi ?
La sollicitude devient contrôle. Le type 2 est alors convaincu de savoir ce qui est le mieux pour les autres et, au lieu d’aider l’autre à devenir autonome, il entretient inconsciemment sa dépendance, car ainsi on aura toujours besoin de lui. Le rôle de martyr apparaît alors naturellement : sa propre souffrance devient une arme morale, et sa douleur devient la preuve de l’intensité de son amour.
Quand le type 2 pathologique franchit gravement les limites, celles-ci sont généralement liées aux relations.Z
Harcèlement, attachement obsessionnel, contrôle émotionnel ou psychologique, influence excessive sur la vie des autres, mépris des limites, domination déguisée en sollicitude, et, dans les cas extrêmes, comportement de harceleur ou possessif.
Sous sa forme la plus sombre, le type 2 peut faire du mal à quelqu’un tout en étant entièrement convaincu de l’aider, et c’est l’une de ses déformations les plus dangereuses. Car la froideur du type 5 est visible. La manipulation du type 3 est souvent reconnaissable, mais l’amour déformé du type 2 se déguise souvent en bonté.
Je t’aime, j’ai des droits sur toi.
À cet instant, l’amour n’offre plus la liberté, il crée une obligation ; il n’accepte plus, il possède ; il ne soutient plus, il crée une dépendance.
Je t’aime, alors tu m’appartiens.
On pense souvent que le type de personnalité 2 est féminin, parce que, après tout, amour et sollicitude, quoi d’autre ? Mais l’amour d’une personnalité qui s’effondre n’est pas lié au genre : le fonctionnement humain est universel. Ce serait une erreur d’illustrer cette pathologie uniquement par l’amour possessif d’un parent, mais c’est peut-être ainsi qu’on peut le mieux montrer que lorsqu’une personnalité s’effondre, plus rien ne compte. Ni le fait qu’il s’agisse d’un enfant, ni celui de savoir qui est détruit.
Ils ne voient pas ce qu’ils font, ils n’ont pas conscience de la manière dont ils détruisent leur entourage et, après l’effondrement de leur personnalité, le plus terrifiant est qu’ils vivent littéralement dans un état pathologique au sens psychiatrique du terme sans s’en rendre compte le moins du monde. Pire encore, ils se sentent autorisés à commettre des actes qui, s’ils les voyaient chez des personnes en bonne santé, les pousseraient à appeler immédiatement la police contre eux-mêmes.
Le type 2, au niveau 9, meurt de ne pas être aimé et, dans le meilleur des cas, il est le seul à en mourir. Il y a quelques années, on a appris qu’une mère avait tué ses quatre enfants avant de se suicider. Cette femme était au niveau 9, dans un état pathologique. Voilà ce que l’effondrement de la personnalité peut faire à quelqu’un.
